
Le Cameroun traverse une crise majeure à un mois de la Coupe d’Afrique des nations 2025. La Fédération camerounaise de football a relevé Marc Brys de ses fonctions le 1er décembre, confiant le poste à David Pagou pour assurer la continuité locale. Cette décision intervient dans un contexte de gouvernance instable et de tensions persistantes.
David Pagou, ancien membre du staff technique, a été désigné pour succéder au sélectionneur belge. La Fecafoot, dirigée par Samuel Eto’o, justifie ce choix par la connaissance que Pagou possède du football camerounais et de ses réalités nationales. Le nouveau responsable a déclaré vouloir rassembler les forces autour du projet commun pour préparer la compétition continentale.
Marc Brys conteste fermement son renvoi depuis la Belgique. L’entraîneur affirme n’avoir reçu aucune notification officielle et dénonce une procédure irrégulière et contraire aux règles. Il accuse la direction fédérale de gestion opaque et de décisions prises sans fondement valable.
Le conflit entre Brys et Eto’o remonte à bien avant ce limogeage. Les tensions institutionnelles et divergences de prérogatives ont caractérisé leur collaboration depuis le début. Imposé par décision gouvernementale malgré l’opposition du président fédéral, le technicien belge n’a jamais établi une relation harmonieuse avec la Fecafoot.
L’affaire s’est compliquée davantage lorsque la Fecafoot a annoncé la démission de Brys, que celui-ci a immédiatement démentie. Le Belge affirme que son compte aurait été piraté et que aucune lettre de démission n’a jamais été présentée. Cette confusion ajoute à la crise profonde qui déstabilise actuellement le football camerounais.
Brys critique particulièrement le timing de cette décision. Selon lui, changer de techniciens juste avant un tournoi majeur crée une pression intenable. Il estime que cette pratique n’existe nulle part ailleurs et expose l’équipe à des risques inutiles au moment critique de sa préparation.



