
Au Bénin, une action judiciaire a été engagée contre l’ancien chef d’État Boni Yayi, leader de l’opposition, devant la Cour constitutionnelle. Deux citoyens ont déposé plainte le 19 novembre 2025, contestant ses déclarations publiques faites suite à une rencontre privée avec le président actuel Patrice Talon le 24 octobre 2025.
Dans une vidéo diffusée par son parti Les Démocrates, Yayi a dénoncé un plan pour éliminer l’opposition. Il a affirmé que le gouvernement tentait de créer une unique « mouvance » politique, menaçant la démocratie pluraliste. Selon lui, ce plan inclurait l’intimidation, les promesses financières et les menaces envers les responsables et élus de son parti.
L’ancien président a également critiqué ce qu’il qualifie de stratégie visant la disparition des Démocrates et la destruction du système démocratique béninois. Ces accusations visent à fragiliser l’unité nationale, selon ses détracteurs. Les requérants estiment que ces propos nuisent à l’image présidentielle et ébranlent la confiance institutionnelle.
Les plaignants reprochent à Yayi d’avoir abusé de sa liberté d’expression en violation de l’article 23 de la Constitution. Ils invoquent également son devoir de loyauté envers les institutions, prescrit par l’article 34. Un ancien président devrait respecter la dignité des fonctions, selon leur argumentation.
La Cour constitutionnelle est saisie pour constater les violations présumées des articles 23, 34, 36 et 54 de la Constitution. Les requérants demandent protection face à des affirmations sans preuves. La juridiction est invitée à préserver la stabilité démocratique et la paix sociale du pays.



