Ce que cache vraiment la fuite précipitée d'Embalo après trois tentatives de coup d'État en Guinée-Bissau

Ce que cache vraiment la fuite précipitée d’Embalo après trois tentatives de coup d’État en Guinée-Bissau

Hamza Chouraqui

Depuis son indépendance en 1975, la Guinée-Bissau demeure un État fragile, marqué par une succession de coups d’État et d’assassinats politiques. Cette trajectoire instable caractérise profondément la vie politique du jeune pays, qui peine à établir des institutions stables et durables.

Le président Umaro Sissoco Embalo vient d’être renversé par des militaires le mercredi 26 novembre. Embalo prétendait avoir échappé à trois tentatives de coup d’État antérieures. Les militaires ont annoncé détenir désormais le contrôle total du territoire national, marquant ainsi un tournant majeur.

Ce nouvel événement politique intervient dans un contexte électoral hautement sensible. Des scrutins présidentiel et législatif se sont déroulés dimanche dernier. Les résultats définitifs ne sont pas encore divulgués, créant une période d’incertitude et de tension politique aiguë.

Les deux principaux candidats, Embalo et Fernando Dias, revendiquaient tous deux la victoire dès dimanche. Leurs partisans respectifs affirmaient disposer de données favorables à leur camp. La Commission électorale maintient un silence stratégique concernant le calendrier de publication des résultats provisoires officiels.

Cette instabilité nouvelle menace de replonger la nation dans un cycle d’instabilité politique prolongé et destructeur. La communauté internationale exhorte les acteurs politiques et militaires à privilégier le dialogue pacifique. Elle appelle au respect strict du processus démocratique et au retrait rapide des militaires de la vie politique.

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