Maes purge une condamnation marocaine de sept années d'emprisonnement qui marque un tournant majeur dans sa carrière

Maes purge une condamnation marocaine de sept années d’emprisonnement qui marque un tournant majeur dans sa carrière

Annabelle Chesnu

La chambre criminelle du tribunal de Tanger a rendu son verdict le 25 novembre 2025 contre l’artiste franco-marocain Walid Georgey, connu sous le nom de Maes. Le rappeur a reçu une condamnation à sept ans de prison ferme pour son implication présumée dans une tentative d’enlèvement liée à un conflit financier.

L’arrestation du musicien remonte à janvier 2025 à l’aéroport Mohammed V de Casablanca, lors de son arrivée en provenance d’un jet privé. Cette interpellation mettait fin à sa fuite internationale, l’artiste s’étant réfugié à Dubaï avec sa famille. Les autorités marocaines l’accusaient de commander une opération punitive dans un différend concernant les revenus générés par des concerts.

Selon l’enquête, Maes aurait coordonné depuis les Émirats arabes unis l’enlèvement et la séquestration d’une personne avec laquelle il était en désaccord financier. Il aurait contacté le chef présumé d’un groupe criminel établi à Fès pour exécuter le plan, incluant l’interception de la victime à Marrakech et sa torture. Une réunion préparatoire s’était déroulée à Tanger avant le déroulement prévu de l’opération. Les forces de l’ordre ont intervenu avant l’exécution du projet, interceptant les suspects au moment critique.

Devant le tribunal, le défendeur a totalement nié les accusations. Ses avocats ont affirmé l’absence de preuve directe établissant un lien entre leur client et les autres prévenus, notamment Mourad L., présenté comme le chef du réseau. La cour marocaine a rejeté ces arguments et maintenu la condamnation à sept ans d’emprisonnement ferme.

Cette sentence s’inscrit dans un historique judiciaire complexe. En juin 2024, la justice française avait prononcé contre l’artiste une condamnation à dix mois de prison ferme et 10 000 euros d’amende pour des infractions non spécifiées. N’ayant jamais comparu devant les tribunaux français, il était recherché à l’échelle internationale. Son séjour à Dubaï lui avait permis d’éviter les autorités françaises jusqu’à son arrivée au Maroc en janvier.

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