
Au Bénin, les membres du parti Les Démocrates, dirigés par le parlementaire Wassangari, dénoncent des irrégularités lors du vote relatif à la révision constitutionnelle. Ils affirment que leurs adversaires de la majorité présidentielle auraient manipulé le scrutin, profitant d’une panne d’électricité survenue pendant le vote pour en altérer les résultats.
Le 14 novembre 2025, lors de la séance plénière, l’assemblée législative a approuvé cette réforme constitutionnelle par une majorité substantielle : 90 votes favorables contre 19 oppositions. Cette décision ouvre la voie à des transformations institutionnelles majeures pour le pays.
La révision introduit plusieurs modifications fondamentales dans le fonctionnement des institutions béninoises. Le mandat présidentiel passe désormais de cinq à sept années, limité à un seul renouvellement. Les députés, les maires et les conseillers communaux bénéficient également de mandats prolongés à sept ans. Parallèlement, le texte prévoit l’instauration d’un Sénat, transformant ainsi le Parlement en structure bicamérale.
Les opposants du parti Les Démocrates remettent en question la légitimité de cette adoption. Ils considèrent que la coupure de courant représente une violation grave du processus démocratique et qualifient cette réforme d’instrument politique destiné à renforcer la majorité au pouvoir. Cette position cristallise le conflit politique et alimente le doute quant à la transparence de la procédure.
La majorité défend la réforme en affirmant qu’elle vise à consolider les institutions et adapter le cadre politique béninois aux réalités contemporaines. Selon ses partisans, l’allongement des mandats favorise la stabilité et permet une meilleure continuité des politiques publiques à long terme. Un mécanisme additionnel stipule que tout parlementaire qui abandonne son groupe politique perd automatiquement son siège.



