
Le parlement béninois a adopté, lors d’une séance samedi 15 novembre, une modification constitutionnelle significative. Cette révision prolonge le mandat présidentiel en le faisant passer de cinq à sept ans. Le vote s’est déroulé en début de matinée et a recueilli 90 voix favorables, 19 oppositions et aucune abstention.
La réforme constitutionnelle englobe également des changements institutionnels importants. Un Sénat sera créé dans le cadre de cette révision. Cependant, une restriction demeure en place : le nombre de mandats consécutifs pour le président reste limité à deux mandats maximum.
Les modifications ne se limitent pas à la seule fonction présidentielle. Les députés et les autorités municipales sont également concernés par ces changements. La révision de la Loi fondamentale impacte donc l’ensemble de l’architecture politique du pays.
Le président en exercice, Patrice Talon, achèvera son parcours politique en avril 2026. À cette date, il aura dirigé le Bénin pendant une période totale de dix années. Ce timing est particulièrement pertinent au regard de la réforme adoptée.
Cette modification constitutionnelle représente une transformation majeure du cadre institutionnel béninois. Elle redéfinit les équilibres des pouvoirs et les durées de mandat pour les principales fonctions publiques du pays.



