
L’artiste ivoirien Molare, connu sous le nom de Maury Féré Soumahoro, a retrouvé la liberté lundi soir après avoir passé près de deux mois en détention à Abidjan. Cette libération provisoire intervient suite à son incarcération liée à un accident de la route ayant entraîné la mort d’Elise Tola.
À sa sortie, Molare a tenu à adresser un message empreint de compassion à la famille de la jeune femme décédée. Il a déclaré : « Avant tout, j’ai une pensée pieuse et profonde pour madame Elise Tola et j’exprime encore mon respect et mon soutien à sa famille, qui a choisi la dignité plutôt que l’exposition. Nos familles sont restées soudées dans cette épreuve douloureuse et le resteront. »
Durant son séjour derrière les barreaux, l’artiste affirme avoir été profondément marqué par la vie carcérale, soulignant la bienveillance du personnel pénitentiaire et l’accompagnement spirituel reçu. Il a ajouté : « Merci aux gardes pénitentiaires pour leur humanité, aux jeunes qui étaient à mes petits soins, aux pasteurs, aux imams et aux aumôniers qui ont rappelé que Dieu est partout. »
Molare n’a pas caché la difficulté de cette période, insistant sur la valeur de la liberté. Il a expliqué que cette expérience resterait gravée dans sa mémoire. « Cette épreuve m’a fait prendre conscience de la chance que nous avons d’être en liberté. Elle restera douloureuse, et je ne reviendrai plus là-dessus publiquement », a-t-il dit.
L’artiste n’a pas manqué de remercier son entourage pour le soutien reçu durant son absence. Il a exprimé sa gratitude envers son équipe pour le travail réalisé, ainsi qu’envers ses fans et proches qui lui ont adressé des prières et des messages de réconfort.
Regardant désormais vers l’avenir, Molare a fait part de sa volonté de s’engager davantage au service de la jeunesse, de la culture et de la cohésion sociale en Côte d’Ivoire. Il a affirmé : « Aujourd’hui, je veux regarder devant et continuer à travailler pour la jeunesse, la culture, la paix et la cohésion sociale en Côte d’Ivoire. »
Enfin, il a conclu son intervention par une pensée pour le pays, déclarant : « Merci à tous, que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire. »



