
L’arrestation d’Alain Denis Ikoul, journaliste sportif, à Douala a déclenché une vague d’indignation sur Internet. L’incident s’est produit alors qu’il jouait au football à PK8, sans qu’aucune convocation ni mandat ne lui ait été présenté. Très vite, les images de cette interpellation ont circulé, suscitant de vives réactions.
L’opinion publique s’est rapidement tournée vers Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football, dont le nom a été mentionné à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux. Pourtant, aucun élément ne reliait directement Eto’o à cette arrestation, malgré l’ampleur des accusations relayées en ligne.
En réalité, les investigations révèlent que la procédure ayant mené à la garde à vue d’Ikoul a été initiée par Sam Séverin Ango. Ancien journaliste devenu acteur politique, Ango reproche à Ikoul des faits de harcèlement et de cybercriminalité, liés à des publications sur la page CFOOT.
David Eboutou, lanceur d’alerte, insiste sur le caractère strictement privé de cette affaire. Il précise sur sa page : « Quoi qu’il en soit et quelle qu’en soit l’issue, le blogueur devrait comprendre que tout le monde n’a pas la patience, la clémence encore moins la hauteur du président de la FECAFOOT, Samuel Eto’o, qui laisse sans sourciller son nom être laminé au quotidien par des freluquets en mal de sensation ».
Malgré les attaques répétées d’Ikoul contre Eto’o dans le passé, aucune preuve ne permet d’impliquer le président de la FECAFOOT dans cette procédure. La confusion générée sur les réseaux sociaux a cependant occulté la nature réelle du dossier.



