
Sean “Diddy” Combs a récemment obtenu un répit judiciaire à New York. Un juge a rejeté l’une des accusations les plus graves portées contre lui, concernant un viol présumé des années 1990, estimant que l’affaire était désormais prescrite selon la législation en vigueur.
La juge Leslie A. Stroth a précisé que même l’élargissement récent des lois de l’État ne permettait pas de poursuivre l’artiste pour des faits aussi anciens. L’accusatrice, Lampros, espérait que les nouvelles dispositions sur les violences de genre joueraient en sa faveur, mais la justice n’a pas retenu cet argument.
Ce revers judiciaire pour la plaignante ne clôt pas l’ensemble du dossier. Lampros maintient d’autres accusations à l’encontre de Diddy, portant notamment sur des attouchements non consentis au début des années 2000, sans donner de date précise. La juge a indiqué qu’il était nécessaire d’examiner davantage d’éléments avant de statuer sur ces points.
L’avocat de Lampros, Tyrone Blackburn, envisage de poursuivre la procédure en interrogeant Diddy sous serment d’ici deux mois. Cette étape pourrait relancer l’affaire, la justice n’ayant pas encore pris de décision sur les autres volets du dossier.
Du côté de la défense, les représentants de Diddy ont salué la décision du juge, affirmant qu’elle “réduit considérablement” la portée des accusations. Pour eux, il s’agit d’une avancée importante, même si le chanteur n’a pas encore été innocenté sur le fond.
Les avocats de Combs insistent sur le fait que, jusqu’à présent, “Aucune preuve n’a encore été soumise. M. Combs n’a pas eu l’occasion de contester ces accusations, dont il réfute catégoriquement la véracité”, ont-ils déclaré dans un communiqué officiel.
L’ensemble des procédures reste donc en cours, la justice devant encore se prononcer sur la suite à donner aux autres accusations. Diddy, de son côté, continue de clamer son innocence face à ces allégations.



