
Brenda Biya, fille du président camerounais Paul Biya, a été reconnue coupable de diffamation par un tribunal suisse suite à une altercation en ligne avec la chanteuse Dencia. Cette affaire a attiré l’attention sur le train de vie opulent de la famille Biya à Genève, contrastant fortement avec les difficultés quotidiennes rencontrées par de nombreux Camerounais.
Le ministère public genevois a confirmé que Brenda Biya était en Suisse au moment de la publication des messages qui ont conduit à sa condamnation. Depuis longtemps, elle séjourne à l’hôtel Intercontinental, où une suite est mise à sa disposition de façon permanente. Brenda a expliqué qu’elle voyage entre le Cameroun et la Suisse depuis l’âge de 12 ans.
Selon l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), Paul Biya aurait dépensé environ 177 millions de dollars pour ses séjours privés à Genève entre 1982 et 2018. Cette révélation a provoqué une vague d’indignation parmi les Camerounais, qui s’insurgent contre l’utilisation jugée excessive des fonds publics.
La situation économique du Cameroun est marquée par des crises sévères sur les plans sécuritaire, alimentaire et économique. Dans ce contexte, les dépenses somptuaires de la famille présidentielle à l’étranger suscitent la colère et l’incompréhension d’une population qui peine à subvenir à ses besoins essentiels.
Les critiques se multiplient envers un régime perçu comme déconnecté des réalités locales. Les citoyens réclament davantage de transparence dans la gestion des ressources nationales, espérant un changement qui pourrait atténuer les difficultés socio-économiques du pays.



