Ce que la Criet révèle sur les quatre accusés du coup d’État avorté au Bénin

Annabelle Chesnu

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a débuté l’examen d’une affaire relative à la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025 contre le chef de l’État béninois. Le procès s’est ouvert le 3 février 2026, concentrant l’attention sur les responsabilités individuelles dans cette tentative d’insurrection déjouée.

Quatre accusés comparaissent devant cette juridiction spécialisée. Les charges retenues incluent l’apologie de crime contre la sûreté de l’État, l’incitation à la haine et à la violence, ainsi que l’incitation à la rébellion. Le groupe comprend un agent des douanes, un leader syndical et deux civils ordinaires.

Des éléments de preuve numériques ont été présentés au tribunal : messages textes, enregistrements sonores et contenus vidéo. Ces documents auraient montré un soutien exprimé envers les militaires ayant participé à cette tentative de putsch. L’accusation s’appuie fortement sur ces preuves électroniques pour étayer son dossier.

Un des prévenus a admis avoir communiqué avec un officier militaire le jour des événements. Il prétend avoir cherché à vérifier des informations circulant en ville et que ses échanges n’ont débouché sur aucune action concrète. Le douanier interrogé nie toute apologie criminelle, affirmant plutôt avoir critiqué les problèmes structurels du pays. Trois accusés plaident non coupables et se défendent sans représentation légale.

Un militant politique arrêté à Akpro-Missérété conteste également les accusations. Il soutient qu’une manifestation lui étant attribuée commémorait un moment historique des mouvements démocratiques. Son avocat a demandé une libération provisoire, mais le parquet s’y a opposé en invoquant les risques de collusion. La cour a rejeté cette demande et fixé la prochaine audience au 17 mars 2026.

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