
Le Ghana, historiquement reconnu comme destination privilégiée de la diaspora africaine, a annoncé l’interruption du traitement des demandes de naturalisation. Cette suspension intervient dans un contexte de mécontentement croissant vis-à-vis de la complexité bureaucratique et des tarifs jugés excessifs. Le gouvernement dirigé par Mahama s’engage à restructurer profondément ce processus.
Les demandeurs expriment leur frustration face aux obstacles administratifs et financiers considérables. L’obtention des preuves génétiques dispose d’un délai très court, limitant considérablement les possibilités de réunir la documentation nécessaire. Les frais cumulés, incluant les charges de dossier et les évaluations préalables, atteignent parfois 2 400 dollars, soit environ 1,3 million de francs CFA.
Plusieurs personnalités de renommée internationale, comme Stevie Wonder, ont expérimenté ces complications. Leur expérience illustre les dysfonctionnements du système actuel et les défis rencontrés par la diaspora souhaitant formaliser ses liens avec le pays.
Parallèlement, l’engagement panafricain hérité de Kwame Nkrumah demeure vivace. Les investissements diasporiques continuent de croître dans les secteurs immobilier, technologique et agricole, démontrant une volonté persistante d’ancrage économique malgré les obstacles administratifs.
Le Dr Erieka Bennet, représentante du Diaspora African Forum, envisage cette suspension comme une opportunité. Elle anticipe l’adoption de nouvelles directives facilitant les procédures. Simultanément, certains États voisins développent des stratégies concurrentes, notamment le Bénin et la Sierra Leone, pour séduire ces talents issus de la communauté afro-descendante.



