
La divulgation de près de trois millions de pages du dossier Jeffrey Epstein par les autorités fédérales le 30 janvier ravive les débats politiques américains. Donald Trump se retrouve au centre des controverses suite à une blague lors des Grammy Awards, la publication d’échanges électroniques et ses mentions répétées dans les documents judiciaires.
À la 68e cérémonie des Grammy Awards, l’animateur Trevor Noah a lancé une plaisanterie impliquant Donald Trump et Jeffrey Epstein suite à la victoire de Billie Eilish. Noah a comparé le désir du Groenland par Trump à la recherche d’«une nouvelle île pour traîner avec Bill Clinton», rappelant la mort d’Epstein en 2019 avant son procès pour trafic sexuel de mineures.
Trump a réagi immédiatement et avec virulence sur Truth Social, qualifiant la plaisanterie de «fausse et diffamatoire». Il a affirmé n’avoir «jamais mis les pieds sur l’île d’Epstein» et menacé de poursuites pour obtenir des dommages importants. L’ancien président a aussi insulté personnellement Noah, le traitant de «raté», «sans talent» et «complètement idiot».
L’examen des documents par plusieurs médias révèle plus de 38 000 mentions liées à Trump, son entourage ou Mar-a-Lago selon le New York Times. Cependant, aucun échange écrit direct entre Trump et Epstein n’est formellement identifié. Des notes du FBI mentionnent des accusations d’agressions sexuelles non corroborées sans confirmation supplémentaire.
Politico signale que les dossiers citent également Steve Bannon, Elon Musk et Howard Lutnick, dont les noms apparaissent dans des notes et courriels. Un email attribué à Epstein, largement partagé sur les réseaux, contient des propos discriminatoires attribués à Trump. Cependant, cette source reste non vérifiée et son authenticité fait débat.
Les archives incluent aussi des témoignages de victimes. Une victime affirme avoir été transportée à Mar-a-Lago pour rencontrer Trump et rapporte une phrase attribuée à Epstein. Des proches d’Epstein confirment que Trump aurait fréquenté certaines résidences du financier à différentes occasions selon les documents publiés.
Un email d’octobre 2002 signé «Melania» et adressé à Ghislaine Maxwell circule également. L’adresse expéditrice reste masquée et l’identité de l’auteure n’est pas formellement établie dans les pièces rendues publiques, alimentant les interrogations.



