
Le 28 janvier 2026, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a prononcé l’acquittement de Dieudonné Aloukoutou, ancien secrétaire exécutif de la mairie de Kpomassè. Son collaborateur, Gbaguidi Christian, a également bénéficié de cette décision. Les deux hommes ont été relaxés au bénéfice du doute après être poursuivis pour abus de fonction.
La formation de jugement a statué publiquement en première instance, contredisant les demandes du parquet. En janvier 2026, le ministère public avait requis des peines concrètes : 24 mois de prison avec sursis et une amende de deux millions de francs CFA pour chaque prévenu. La chambre a finalement rejeté ces réquisitions.
Lors de la phase d’instruction, Dieudonné Aloukoutou avait connu une détention provisoire avant sa libération en mars 2025. Son co-accusé avait comparu sans mandat de dépôt, restant libre pendant toute la procédure. Cette différence de traitement reflétait l’évaluation initiale des risques de fuite ou d’obstruction de justice.
Les accusations initialement formulées concernaient des marchés publics relatifs à la construction d’un cimetière communal. Le maire de Kpomassè avait présenté un rapport soulignant plusieurs anomalies administratives. Parmi celles-ci figuraient le paiement intégral à l’entreprise sans exécution complète des travaux, ainsi que l’usage de cachets contrefaits.
Le dossier mentionnait également la falsification de signatures et l’attribution de numéros fictifs de transmission. Tout au long des audiences antérieures, Aloukoutou et Christian ont nié catégoriquement les accusations. Cette position commune face aux allégations a probablement influencé la décision finale de la cour en leur faveur.



