
Cabral Libii, président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale, s’est exprimé face à ses militants pour répondre aux accusations qui le visent depuis l’élection présidentielle d’octobre 2025. Les critiques portent sur sa félicitation du président Paul Biya et des allégations concernant un milliard de francs CFA.
Lors d’une réunion de nouvel an 2026 organisée par son parti à Paris, le leader politique a abordé directement les points d’attaque contre sa personne. Il a notamment clarifié que congratuler un candidat proclamé élu ne signifie pas adhérer à son parti ou collaborer avec son régime.
Libii a soulevé une question centrale en comparant sa position avec celle d’autres figures de l’opposition. Le classement troisième de son parti contraste avec les deuxièmes positions occupées par des responsables ayant travaillé longtemps sous la présidence Biya, notamment Maurice Kamto en 2018 et Issa Tchiroma Bakary en 2025.
Il a également relevé que Bello Bouba Maïgari, président de l’UNDP classée deuxième aux élections de 2020, était ministre d’État en fonction à cette époque. Ces observations mettent en lumière une apparente proximité entre certains leaders d’opposition et l’établissement au pouvoir.
Le débat suscité par ces réactions alimente les questions récurrentes sur l’existence d’une véritable opposition au Cameroun. Des partis politiques affichent des signes de rapprochement avec le pouvoir, tandis que d’autres adoptent des positions extrêmes incluant le boycott électoral, ce qui soulève des doutes sur l’authenticité de leur opposition.



