
Les autorités traditionnelles du peuple Ekang Beti Benanga ont adressé un courrier au ministre de la Justice pour exprimer leur mécontentement suite au meurtre de Louise Mballa Ntsama. Cet assassinat demeure impuni et les suspects restent en liberté. Les guides spirituels dénoncent les circonstances tragiques de cette mort qui a plongé la famille dans le deuil.
Aucune communication officielle n’a été diffusée concernant les investigations ouvertes dans cette affaire. Le crime présente des similitudes frappantes avec l’assassinat du journaliste Martinez Zogo. Pourtant, les deux cas ne reçoivent pas le même traitement judiciaire. Cette disparité suscite l’indignation des représentants traditionnels qui interpellent Laurent Esso, ministre chargé de la Justice.
Pour l’affaire Zogo, plusieurs hautes personnalités ont été arrêtées sur simple suspicion. Les Zomlo’o dénoncent une justice à deux vitesses et inégalitaire. Dans le cas de Mballa Ntsama, aucune interpellation de personnalités n’a été signalée. Cette différence de traitement révèle des incohérences troublantes dans l’application de la loi.
Dans la nuit du 6 au 7 janvier 2026, une ressortissante franco-camerounaise a été poignardée à son domicile à Yaoundé. Marie Louise Mballa, revenue au pays depuis deux jours seulement, a été victime d’une effraction suivie d’un homicide sauvage. Des intrus se sont introduits dans sa résidence et ont commis leur crime de manière brutale. Son gardien a été placé en garde à vue comme principal suspect.
Les autorités ont lancé un avis de recherche national contre un dénommé Mamadou Baba, homme considéré comme dangereux et recherché pour meurtre. Face à l’inaction perçue, les guides traditionnels menacent d’accomplir des rites spirituels de vengeance. Ils se réfèrent aux rituels effectués après la découverte du corps de Martinez Zogo, qu’ils considèrent comme ayant produit des effets positifs.



