
Une réunion s’est déroulée à Ouagadougou entre des délégués russes et burkinabè concernant un partenariat spatial ambitieux. Ce projet vise à équiper l’Alliance des États du Sahel de capacités satellitaires avancées. Ces capacités couvriront les télécommunications, la télédétection et la sécurisation des communications, selon les informations diffusées par Sputnik Africa.
L’ambassadeur russe Igor Martynov et le Premier ministre burkinabè Jean Emmanuel Ouedraogo ont dirigé les discussions. Les échanges ont porté sur l’utilisation de technologies spatiales russes pour des objectifs économiques et sécuritaires. L’accent a été mis sur l’amélioration de la gouvernance, l’accès aux infrastructures et la surveillance des vastes régions sahéliennes.
Le cosmonaute Alexandre Gorbounov participait aux discussions, soulignant l’importance symbolique du dialogue spatial entre Moscou et les États membres de l’AES. Cette présence symbolisait aussi l’engagement russe envers ces partenaires africains. Le projet englobe le développement de satellites de télécommunications pour étendre le haut débit dans les zones reculées.
Des liaisons mobiles et des services de diffusion seraient mis en place. La télédétection permettrait de surveiller les frontières et de gérer les risques naturels. En septembre 2024, des ministres du Mali, du Niger et du Burkina Faso avaient déjà rencontré l’agence spatiale russe Roscosmos pour discuter de projets conjoints incluant des satellites de télécommunications et d’observation.
Ces initiatives visent explicitement à renforcer la connectivité régionale et à assurer des communications chiffrées. Les objectifs combinent des finalités civiles et de sécurité nationale : fournir internet, téléphonie et radiodiffusion dans les zones sans infrastructures terrestres, tout en déployant des outils d’observation pour les frontières et la prévention des catastrophes.
Pour l’AES, développer des capacités spatiales représente une affirmation de souveraineté technologique. Cela réduit la dépendance aux infrastructures étrangères. Pour la Russie, cet engagement renforce ses liens stratégiques en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Moscou a été le premier État à reconnaître formellement l’Alliance des États du Sahel.
Les autorités présentent ces projets comme des leviers pour améliorer l’accès aux services et renforcer la résilience des infrastructures. Les discussions techniques avec Roscosmos se poursuivent actuellement pour concrétiser ces partenariats ambitieux et développer les capacités de surveillance régionale.



