
Le Conseil paix et sécurité de l’Union africaine a officiellement levé, jeudi 22 janvier, les sanctions imposées à la République de Guinée. Cette décision intervient suite à l’organisation d’une élection présidentielle en fin décembre, remportée par le général Mamadi Doumbouya, selon le communiqué de l’institution continentale.
La Guinée se trouvait suspendue des structures de l’UA depuis le coup d’État du 5 septembre 2021, lorsque Mamadi Doumbouya, alors colonel, a renversé le président Alpha Condé qui gouvernait depuis 2010. Cette suspension invalidait la participation du pays à tous les organes, réunions et activités officielles de l’Union africaine.
Les autorités de transition guinéennes avaient établi un calendrier de normalisation institutionnelle prévoyant le retour à l’ordre constitutionnel et l’organisation d’élections. Le scrutin présidentiel de décembre a été considéré par le Conseil comme suffisamment régulier pour justifier la réintégration de Conakry au sein de l’organisation continentale.
Le renversement du pouvoir civil en 2021 avait provoqué une vague de condamnations et de mesures restrictives émises par plusieurs institutions régionales et internationales, dont la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. La levée des sanctions marque un tournant dans le processus de réconciliation avec la communauté internationale.
Cette réintégration redonne à la Guinée le droit de participer pleinement aux sommets, réunions et mécanismes collaboratifs de l’Union africaine. Les représentants guinéens pourront désormais reprendre leurs fonctions dans les organes de l’organisation, rétablissant ainsi les relations institutionnelles formelles entre Conakry et l’UA.



