Aurélie Guézo retrouve sa liberté provisoire au Bénin grâce à une caution judiciaire accordée hier

Annabelle Chesnu

La comédienne béninoise Aurélie Guézo a obtenu sa libération provisoire jeudi 22 janvier 2026, suite à une audience devant la chambre correctionnelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Le tribunal a imposé une caution d’un million de francs CFA. Le jugement de l’affaire a été reporté au 26 mars 2026 pour la continuation des débats judiciaires.

Des accusations de cybercriminalité pèsent sur l’accusée. Le magistrat a souligné que des éléments liés à des activités cybercriminelles ont été détectés dans son téléphone mobile. De plus, un achat de carte SIM auprès d’une personne incarcérée a été établi. L’enquête a révélé plusieurs éléments préoccupants.

À l’audience, Aurélie Guézo a nié toute responsabilité personnelle directe dans les faits reprochés. Elle a expliqué que son appareil téléphonique était également utilisé par son neveu, actuellement en préparation du baccalauréat. Affirmant ne pas maîtriser l’écrit en français, elle a déclaré communiquer uniquement par messages vocaux WhatsApp. Son neveu aurait rédigé la majorité de ses correspondances écrites.

Concernant la carte SIM acquise illégalement, la prévenue a nié avoir conscience de son usage fraudulent potentiel. Elle a assuré avoir demandé la désactivation de cette ligne dès qu’elle a suspecté une mauvaise utilisation. Son avocat, Me Sylvain Omer Tchiakpè, a présenté une requête de libération conditionnelle appuyée sur l’absence d’éléments intentionnels et les garanties de présence de sa cliente au procès.

La défense a insisté sur plusieurs lacunes des accusations : aucune preuve de transfert d’argent via cette carte, absence de communications entre l’inculpée et l’utilisateur de la ligne en contexte frauduleux, non-versement de fonds provenant de manœuvres douteuses, et manque de messages adressés à des victimes exigeant des virements financiers.

Le ministère public a requis une libération sous caution fixée à cinq cent mille francs CFA. La cour a statué favorablement pour une remise en liberté provisoire, en doublant le montant de la caution à un million de francs CFA. Les débats reprendront le 26 mars 2026.

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