
La finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Sénégal et le Maroc a connu des événements tumultueux au-delà du simple spectacle sportif. Au cours de cette rencontre décisive, les autorités marocaines ont lancé une opération d’envergure visant à maintenir l’ordre dans les installations. Les incidents survenus lors des dernières phases du match ont justifié une intervention policière massive et coordonnée.
À Rabat, dix-neuf personnes ont été interpellées : dix-huit ressortissants sénégalais et un supporter algérien. Ces arrestations ont été justifiées par les forces de l’ordre en invoquant des comportements assimilés au hooliganisme. Les opérations se sont déroulées sans incident majeur, dans un cadre organisé et contrôlé par les services de sécurité présents sur place.
Les dix-huit supporters sénégalais ont été placés en garde à vue selon les directives du parquet compétent. Les enquêteurs les ont interrogés pour recueillir leurs témoignages respectifs. Concernant le supporter algérien, les accusations portaient spécifiquement sur une tentative d’instigation au désordre public. Les responsables marocains procédaient à des examens vidéographiques pour établir les responsabilités exactes.
Pendant les derniers instants du temps réglementaire, environ mille supporters sénégalais ont cherché à envahir le terrain. Parallèlement, des projectiles ont été lancés depuis les tribunes vers la surface de jeu. Ces incidents ont provoqué des tensions manifestes dans le stade, obligeant les autorités à intervenir rapidement pour prévenir une escalade.
Tout au long de la compétition, le Maroc avait renforcé ses mesures sécuritaires de manière systématique. Entre le 21 décembre et le 6 janvier, 152 infractions avaient été enregistrées et traitées. Les tentatives ou réussites d’accès non autorisé aux installations dominaient ce bilan avec soixante et un cas. Cette politique préventive s’était maintenue jusqu’à la clôture du tournoi.



