Les législatives de 2026 au Bénin consacrent un partage des sièges parlementaires entre l’UPR et le BR, selon la décision officielle rendue

Romain Mazzotti

Les élections législatives de janvier 2026 au Bénin ont produit des résultats qui redessinent profondément la composition de l’Assemblée nationale. La Commission électorale nationale autonome a annoncé le 17 janvier que seules deux formations politiques accèdent à la répartition des sièges parlementaires, confirmant une concentration du pouvoir législatif entre deux blocs rivaux.

L’Union Progressiste le Renouveau domine largement ce scrutin avec 41,15 % des suffrages exprimés, lui permettant d’obtenir 60 sièges de députés à l’Assemblée nationale. Cette majorité parlementaire substantielle positionne l’UPR comme la principale force politique issue de ces élections, consolidant son emprise sur les institutions législatives pour les années à venir.

Le Bloc Républicain se classe en deuxième position avec 36,64 % des voix et 49 sièges parlementaires. Bien que significativement moins représenté que l’UPR, cette formation politique reste le principal acteur d’opposition au sein du Parlement, formant un pôle politique alternatif face à la majorité gouvernementale.

L’application rigoureuse du Code électoral détermine cette configuration. Seuls les partis franchissant 20 % des suffrages dans chacune des 24 circonscriptions légales peuvent accéder au partage des sièges. Les Démocrates, malgré 16,14 % nationalement, ainsi que la Force Cauris pour un Bénin Émergent et le Mouvement des Élites Engagées n’ont pas satisfait cette exigence stricte.

Ces résultats provisoires structurent déjà les équilibres politiques de la nouvelle législature béninoise. En attendant la proclamation définitive de la Cour constitutionnelle, ce double scrutin législatif et communal du 11 janvier 2026 révèle une polarisation accrue du paysage politique national autour de deux acteurs majeurs.

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