
Une société financière américaine PayServices a engagé des poursuites judiciaires aux États-Unis contre la République démocratique du Congo. L’entreprise accuse l’État congolais et plusieurs hauts responsables d’avoir tenté d’obtenir des avantages illicites lors d’un projet de modernisation des systèmes de paiement publics. PayServices affirme avoir été écartée du projet après avoir refusé de céder à ces sollicitations.
Selon le dossier, PayServices aurait investi des dizaines de millions de dollars dans le développement d’une plateforme numérique destinée à gérer les flux financiers de l’État congolais. Ce système visait à moderniser les paiements de salaires et diverses recettes publiques en renforçant la transparence budgétaire et en combattant les détournements de fonds. L’entreprise affirme que des représentants institutionnels auraient exigé des paiements occultes pour poursuivre le partenariat.
PayServices a réclamé plusieurs milliards de dollars en dommages et intérêts auprès de la justice américaine. L’entreprise soutient que le blocage du projet l’a privée de perspectives commerciales significatives sur le long terme. Aucune décision n’a pour l’instant été rendue sur la recevabilité de la plainte par les autorités judiciaires américaines.
Kinshasa rejette catégoriquement ces accusations et affirme que PayServices ne disposait pas des autorisations nécessaires pour opérer comme établissement financier en République démocratique du Congo. Le gouvernement soutient que les documents signés ne constituaient que des échanges techniques préliminaires sans engagement financier de l’État. Les autorités congolaises qualifient ce litige de simple différend commercial présenté à tort comme une affaire de corruption.
Cette controverse intervient dans un contexte de renforcement des relations entre les États-Unis et la RDC. Washington soutient plusieurs programmes congolais portant sur la transparence financière, la lutte anticorruption et la modernisation administrative. L’intérêt américain s’étend également aux ressources stratégiques, notamment les minerais critiques destinés aux technologies vertes, avec des initiatives bilatérales visant à encourager des investissements responsables et conformes aux normes internationales.



