Deux escrocs du web comparaissent devant la CRIET après leur arrestation à la prison de Missérété au Bénin

Hamza Chouraqui

Deux détenus de l’établissement pénitentiaire de Missérété ont été présentés le 13 janvier 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Ils sont poursuivis pour escroquerie en ligne orchestrée depuis leur cellule de prison. Ces accusations révèlent des activités frauduleuses menées à distance à partir de l’intérieur même du centre de détention.

Les inculpés auraient exploité des outils numériques disponibles dans l’enceinte carcérale pour mener à bien leurs opérations délictueuses. Ils contactaient des victimes potentielles via des sites internet et des applications en ligne, proposant divers services ou opportunités fictives en échange d’argent. Une fois les fonds obtenus, les arnaqueurs disparaissaient sans tenir leurs promesses.

Lors de l’audience de mardi, les deux prévenus ont présenté leurs arguments aux magistrats spécialisés de la CRIET. Cette juridiction possède une compétence exclusive sur les matières économiques complexes et les infractions terroristes, notamment celles impliquant des technologies numériques utilisées frauduleusement. Les plaidoiries et preuves ont été examinées avec attention par le tribunal.

La présence de téléphones, tablettes ou autres appareils connectés en prison soulève des préoccupations significatives concernant la surveillance et le contrôle en milieu carcéral. Cette situation met en lumière les failles dans les mécanismes de sécurité des établissements pénitentiaires, un enjeu central dans les discussions sur la détention moderne.

Le tribunal devra évaluer l’ampleur des préjudices causés aux victimes pour déterminer les sanctions appropriées. Les peines potentielles varient considérablement, allant de lourdes amendes à des prolongements d’emprisonnement, selon le jugement rendu sur la culpabilité et l’étendue des fraudes commises.

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