L’avocat N’dry Claver dénonce l’arrestation arbitraire de Jean-François Kouassi en Côte d’Ivoire

Baptiste Lacomme

En Côte d’Ivoire, l’interpellation de Jean-François Kouassi, connu sous le surnom « JFK », le 8 janvier au Plateau provoque des réactions intenses à Abidjan. Maître N’dry Claver a formulé des critiques acérées dès le 9 janvier, qualifiant cette arrestation d’atteinte aux libertés constitutionnelles garanties par la loi fondamentale ivoirienne.

L’avocat pose des questions pertinentes sur le sens réel des droits fondamentaux. « La liberté d’expression peut-elle se réduire à l’éloge du pouvoir ? » demande-t-il. Il conteste l’idée que les citoyens doivent simplement approuver l’autorité plutôt que d’exprimer librement leur pensée et leurs opinions légitimes.

Kouassi, âgé de 35 ans et surnommé le « président des jeunes », a été interpellé vers 17h26 par des agents en civil dans un véhicule. Il a d’abord informé ses contacts via Facebook avant d’être emmené au commissariat du 1er arrondissement pour interrogatoire.

L’arrestation apparaît liée à ses critiques publiques du favoritisme dans les concours de la fonction publique et du népotisme dans certains recrutements gouvernementaux. Après avoir échoué à se qualifier pour la présidentielle 2025 et les élections législatives à Cocody, il dénonçait régulièrement les inégalités d’accès aux emplois publics.

Maître N’dry Claver dénonce une dérive inquiétante du système politique. Selon lui, la liberté d’expression devient progressivement une obligation de complaisance envers le pouvoir. Il affirme que toute déviation à cette règle implicite entraîne des mesures punitives arbitraires et injustifiées.

À ce stade, aucune accusation formelle n’a été portée contre Kouassi. Des vidéos de son arrestation circulent sur les réseaux sociaux, amplifiant la colère de ses partisans qui réclament sa libération immédiate et sans conditions.

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